Hausse de 50% de la quantité de cocaïne trouvée dans les eaux usées de Montréal en trois ans
La métropole arrive au troisième rang des villes canadiennes pour la quantité de cocaïne par habitant retrouvé dans ses eaux usées.
Hausse de 50% de la quantité de cocaïne trouvée dans les eaux usées de Montréal en trois ans
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AGENCE QMI
Mercredi, 1 novembre 2023 23:19
MISE À JOUR Mercredi, 1 novembre 2023 23:19
La quantité de cocaïne présente dans les eaux de Montréal a bondi de près de 50 % en seulement trois ans, montre une étude qui laisse croire que les Montréalais figurent parmi les plus grands adeptes de cocaïne au Canada et en Europe.
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Des données dévoilées mercredi par Statistique Canada montrent que, pour les cinq premiers mois de 2023, les eaux usées de Montréal contenaient 1277 mg de cocaïne par tranche de 1000 habitants. En comparaison, pour les mêmes mois en 2020, on cumulait 864 mg par 1000 habitants. La présence de cocaïne dans les eaux usées a donc augmenté de 48 % en à peine trois ans.
La métropole arrive au troisième rang des villes canadiennes pour la quantité de cocaïne par habitant retrouvé dans ses eaux usées. Elle est devancée seulement par Prince Albert et Halifax, montre l’Enquête canadienne sur les eaux usées.
Champion au Canada... et en Europe!
En comparant ses données avec une étude similaire produite en Europe, on constate que Montréal et Halifax trônaient au sommet des villes adeptes de la cocaïne en 2022, devant des cités comme Amsterdam, Copenhague, Barcelone ou Berlin. Seules Anvers, en Belgique, et Tarragona, en Espagne, devançaient les deux villes canadiennes.
«Comparativement aux villes européennes qui font partie de l'analyse de l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies et qui comptent des populations de plus de 100 000 habitants, cinq villes canadiennes se classeraient parmi les 10 premières villes ayant les niveaux les plus élevés de cocaïne dans les eaux usées», a noté Statistique Canada en soulignant que 500 000 Canadiens déclaraient consommer de la cocaïne en 2022, selon l’ONU.
Le faible coût relatif de la cocaïne et sa grande disponibilité au Canada pourrait expliquer le phénomène, a avancé Statistique Canada.
Le speed populaire
L’analyse publiée mercredi s’intéresse aussi à la présence de méthamphétamine (crystal meth) et d’amphétamine (speed, ecstasy) dans les eaux usées.
Si Montréal consomme sensiblement moins de méthamphétamine que les autres villes canadiennes, elle a vu sa consommation d’amphétamine quadrupler entre 2020 et 2022, avant de diminuer un peu en 2023.
«Comme ces niveaux accrus d'amphétamine dans les eaux usées ne correspondent pas à une hausse des niveaux de méthamphétamine, cela signifie qu'il y a eu une consommation accrue d'amphétamine et d'autres drogues liées à l'amphétamine, ce qui pourrait comprendre les médicaments utilisés pour traiter le TDAH», a toutefois souligné Statistique Canada en appelant à effectuer des recherches plus poussées.














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