La légalisation du cannabis enrayera-t-elle le marché noir?

Le sondage a été réalisé du 17 au 28 janvier 2018, pour un total de 1067 entrevues complétées : 524 à Gatineau et 543 à Ottawa.

La légalisation du cannabis enrayera-t-elle le marché noir (non blanc)?
Question de 2018.

Réponse de 2023
Cinq ans après sa légalisation, le cannabis récréatif domine le marché.
Plus de 70 % de la valeur totale du cannabis consommé au Canada
provenait d’une source légale (médicale ou non médicale autorisée).
Le récréatif a fait chuter les demandes pour le médical non remboursé
et limité en prescription sur la durée/temps et le nombre de grammes autorisés
pour les mêmes produits des mêmes producteurs !
Voir l'article plus bas.

Publié aujourd'hui à 5 h 57

Un sondage CROP/Radio-Canada révèle que le tiers de la population de la région de la capitale nationale ne croit pas que la légalisation du cannabis, prévue à l'été 2018, éliminera complètement le marché noir.

Un texte de Karine Lacoste

À Gatineau, environ une personne sur deux est en désaccord avec l’affirmation selon laquelle la légalisation écartera le crime organisé du marché du cannabis au Canada.
À Ottawa, c’est plutôt 73 % des répondants qui sont de cet avis. Il s’agit d’un des rares aspects sur lesquels on note une différence significative dans les réponses d’Ottawa et de Gatineau.

Le sondage a été réalisé du 17 au 28 janvier 2018, pour un total de 1067 entrevues complétées : 524 à Gatineau et 543 à Ottawa.

Selon le président de CROP, Alain Giguère, ce scepticisme accru au Québec est lié au fait « qu’au Québec on a ‘’starisé’’ le crime organisé, ils sont devenus des vedettes. On a l’impression, je pense, au Québec, que le crime organisé est tellement bien organisé, tellement bien géré », explique-t-il.

Le directeur général du Centre d’intervention et de prévention en toxicomanie (CIPTO), Yves Séguin, croit pour sa part qu’il y aura une diminution du marché noir, sans qu’il disparaisse complètement.

Un point de vue partagé par le chef du Service de police de la Ville de Gatineau, Mario Harel. En entrevue à Radio-Canada, M. Harel ne se fait pas d’illusion, le crime organisé est là pour rester.

Ce serait utopique de croire qu’on va éliminer le marché noir, le crime organisé, dans l’équation du cannabis.Mario Harel, chef du SPVG

L’impact de la légalisation

Dans le cadre de ce sondage, les répondants ont pu se prononcer sur les aspects les plus positifs et les plus négatifs liés à la légalisation du cannabis. La principale crainte des résidents de la région de la capitale nationale concerne l’augmentation des accidents de la route.

La déjudiciarisation est à l’opposé l'aspect jugé le plus positif de ce changement de législation

La déjudiciarisation est un élément crucial, selon le professeur en criminologie de l’Université d’Ottawa
Eugene Oscapella qui déplore les effets pervers de la prohibition actuelle.

« On reçoit un casier judiciaire après être condamné de possession simple », ce qu’il décrit comme
« un grand gaspillage de ressources gouvernementales et une perte énorme des droits et libertés ».

La simple utilisation de cannabis ne mérite pas d’être placé dans une cage.
Eugene Oscapella, professeur en criminologie à l’Université d’Ottawa

« La prohibition a été un échec énorme », rappelle M. Oscapella. Selon lui, la prohibition a mené à « des drogues de mauvaise qualité, de la violence dans la communauté », en plus d’être l’une des plus grandes sources de revenus du crime organisé.

https://www.blocpot.qc.ca/fr/search/node/Eugene%20Oscapella

Les revenus du cannabis

Environ 60 % des gens interrogés sont d’accord avec l’idée de surtaxer le cannabis. Les experts s’entendent toutefois pour dire que le prix doit rester raisonnable si on veut que les consommateurs se tournent vers le produit légal. En ce qui a trait aux revenus tirés des ventes de cannabis, la majorité des répondants souhaitent qu’ils soient investis en santé.

Yves Séguin souhaite d’ailleurs que les gouvernements « n’attendent pas la légalisation pour faire des messages de prévention » et espère « un leadership des gouvernements pour promouvoir la sensibilisation, pour enlever les tabous et permettre la discussion ».

Méthodologie

Sondage web par panel auprès de résidents des villes de Gatineau et d’Ottawa, âgés de 18 ans et plus.

Le sondage a été réalisé du 17 au 28 janvier 2018, pour un total de 1067 entrevues complétées : 524 à Gatineau et 543 à Ottawa.

La validité des répondants a été vérifiée en éliminant les répondants trop rapides ou incohérents.

Il est possible que la somme des résultats présentés n’égale pas toujours 100 % puisqu’il s’agit de pourcentages arrondis.

« Cinq ans après sa légalisation, le cannabis récréatif domine le marché »
Des données recueillies au pays montrent des constats encourageants.
https://www.ledevoir.com/actualites/societe/800073/cannabis-legal-canada...

« Les personnes qui ont eu des démêlés avec le système de justice pénale ont subi des conséquences négatives et durables, lesquelles affect[e]nt de manière disproportionnée les personnes marginalisées et racialisées », note Statistique Canada.

Le plus grand danger pour la santé des consommateurs de cannabis non mortel était judiciaire !

Rappelons que :
La légalisation de l’alcool et du tabac n’a pas éliminé le marché non blanc !
Malgré la création d'escouades spécialisées.

Pas plus que la prohibition la décriminalisation du cannabis !

Responsable aujourd'hui des énormes profits pour les organisations criminelles, terroristes.
Au Québec sa taxe ridicule de 3 $ sur 200 cigarettes de Dubé n'a pas fait diminuer
le nombre de consommateurs maladies et morts,
mais a fait augmenter les nombre de clients pour le marché organisé.

Publié le 16 oct. 2023

À l’époque de son adoption à Ottawa, la controversée Loi sur le cannabis avait pour principal but d’étouffer le marché noir et d’assurer l’accès à un produit sécuritaire aux consommateurs de cannabis récréatif.

Jacques Nadeau Archives Le Devoir À l’époque de son adoption à Ottawa, la controversée Loi sur le cannabis avait pour principal but d’étouffer le marché noir et d’assurer l’accès à un produit sécuritaire aux consommateurs de cannabis récréatif.

Sandrine Vieira
à Ottawa
Correspondante parlementaire
Article
Pourquoi faire confiance au Devoir ?

Plusieurs experts la redoutaient. Certains prédisaient une catastrophe.

L’INSUPPORTABLE CROISADE DE GÉRARD DELTELL
https://www.blocpot.qc.ca/fr/forum/5413

Légalisation du cannabis:
les prophètes de malheur à la Gérard Deltell sont confondus
Soumis par Zappiste le 28 janvier 2019
https://www.blocpot.qc.ca/fr/forum/4925

Mais cinq ans après la légalisation du cannabis au Canada par le gouvernement Trudeau, le 17 octobre 2018, force est d’admettre que la tempête annoncée n’a pas eu lieu.

Au contraire, des données recueillies au pays montrent même des constats encourageants. Survol de la situation en données.

À l’époque de son adoption à Ottawa, la controversée Loi sur le cannabis (projet de loi C-45) avait pour principal but d’étouffer le marché noir et d’assurer l’accès à un produit sécuritaire aux consommateurs de cannabis récréatif.

« L’an dernier, il y a eu 5 millions de Canadiens qui ont consommé du cannabis.
Là, les gens, c’est à leur honneur, ils sont intéressés de pouvoir acheter un produit “sécure”, approuvé par Santé Canada, et ne pas envoyer de l’argent dans les poches des criminels », avait déclaré le premier ministre Justin Trudeau sur le plateau de l’émission Tout le monde en parle le 21 octobre 2018. Il avait repris l’argument du marché noir à de nombreuses occasions la même soirée.

Bien que le marché noir soit toujours actif, de nombreuses études montrent qu’un nombre croissant de consommateurs canadiens se sont tournés vers des fournisseurs officiels.

Pendant la première moitié de 2023, plus de 70 % de la valeur totale du cannabis consommé au Canada provenait d’une source légale (médicale ou non médicale autorisée), contre 22 % au quatrième trimestre de 2018, au lendemain de la légalisation.

L’accessibilité du produit a elle aussi augmenté de façon exponentielle : on recensait huit fois plus de magasins autorisés à la fin de 2020 que deux ans plus tôt au pays. Ce chiffre a encore doublé au deuxième trimestre de 2022, et il serait demeuré stable depuis.

L’Ontario est la province où l’offre est la plus hallucinante : l’an dernier, on y comptait presque autant de magasins vendant du cannabis que de restaurants Tim Hortons.

Diminution des infractions
Avant la légalisation, la possession de cannabis était presque toujours illégale et représentait la majorité des infractions liées au cannabis. Depuis, le nombre total d’infractions relatives à cette drogue a grandement diminué, puisque la plupart sont dorénavant liées à l’importation et à l’exportation illicites de la substance.

Le taux d’infractions liées au cannabis déclarées par la police est passé de 99 par 100 000 habitants en 2018, année de la légalisation, à 28 par 100 000 habitants cinq ans plus tard.

Une étude réalisée par le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances en 2022 souligne une réduction importante du nombre d’infractions liées à la possession de cannabis par les jeunes après la légalisation — et, par le fait même, une diminution du fardeau pesant sur le système de justice pénale.

« Les personnes qui ont eu des démêlés avec le système de justice pénale ont subi des conséquences négatives et durables, lesquelles affect[e]nt de manière disproportionnée les personnes marginalisées et racialisées », note Statistique Canada.

Hors de la portée des mineurs
Garder le cannabis hors de la portée des mineurs était un autre objectif de la légalisation. Cinq ans plus tard, la tranche d’âge des jeunes de 18 à 24 ans est celle où la consommation est la plus courante. Un rapport de Statistique Canada montre toutefois que l’usage chez les 15 à 17 ans n’a pas augmenté depuis la légalisation. L’âge moyen d’initiation à la consommation aurait aussi légèrement augmenté au fil du temps.

Au Québec, la proportion de personnes de 21 ans et plus ayant consommé du cannabis dans la dernière année a diminué, passant de 19 % en 2022 à 17 % en 2023. C’est également la province où la consommation demeure la plus faible chez les 21 ans et plus parmi toutes les provinces au pays.

Hausse de 245 %: la consommation de cannabis chez les aînés inquiète les experts
Selon une étude récente menée au Québec, entre 2014 et 2020, la proportion de personnes âgées de 65 ans et plus
ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois a augmenté de 245 %.
Ce groupe d’âge a connu la plus forte hausse, loin devant les 45 à 64 ans.

Bullcaq : En 1970, un joint de cannabis contenait en moyenne 1 % de THC. !;O))))))))

Personne n'aurait été défoncé avec des fleurs matures à seulement 1 % de THC !
Les cannabis de renom importés même pollinisés avaient plus de 1 % de THC.

Au festival de musique et d'art de Woodstock, plus communément appelé Woodstock,
qui s'est tenu du 15 au 18 août 1969
Des cannabis qui provenaient du Triangle d'Émeraude avaient plus de 1 % de THC.
Ainsi que des hasch célèbres internationaux !

Pour donner un autre exemple, l'une des variétés les plus puissantes des années 70
était la Maui Waui (parfois orthographiée Maui Wowie), avec 13 % de THC.

« Provinces au pays où le récréatif est légal pour les adultes de 18-19 ans ! »

Les caq ont exclus les adultes légaux à 18 ans de 21 ans et moins
le plus grand nombre de consommateurs du peuple du Québec
choisi de les mettre en contact avec les organisations criminelles/terroristes
parce qu'ils consomment du cannabis qui enlève des clients au tabac et l'alcool !?

La caq depuis 2019 fourni clients et 20 MILLION$ trimestre non taxés 2M$ au crime organisé
pour l'achat la vente la fabrication d'armes, de drogues, la corruption/prostitution, etc. !

Selon le président de CROP, Alain Giguère, ce scepticisme accru au Québec est lié au fait
« qu’au Québec on a ‘’starisé’’ le crime organisé, ils sont devenus des vedettes.
On a l’impression, je pense, au Québec, que le crime organisé est tellement bien organisé, tellement bien géré », explique-t-il.

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