Le Canada a franchi le pas vers la légalisation du cannabis : cinq ans plus tard, aucun effondrement
La conclusion est claire : la question n'est pas de savoir s'il faut légaliser, mais plutôt comment le faire intelligemment.
L'expérience canadienne n'a pas entraîné de crise de santé publique.
La consommation abusive a diminué, des produits plus sûrs ont été acceptés
et la situation est restée stable.
Alors que les États américains continuent d'envisager la légalisation
23 avril 2025, 14h28
Le Canada a franchi le pas vers la légalisation du cannabis : cinq ans plus tard, aucun effondrement
Par Jeffrey A. Singer
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Les critiques ont averti que cela entraînerait des abus généralisés. Pourtant, en octobre 2018, les législateurs canadiens ont fait du Canada le premier pays du G7 à légaliser, et non simplement à dépénaliser, le cannabis récréatif.
Des chercheurs de l'Université McMaster ont mené une étude de cohorte prospective auprès de 1 428 adultes de Hamilton, en Ontario. Certains participants consommaient du cannabis avant la légalisation, tandis que d'autres ont commencé à en consommer après celle-ci, entre septembre 2018 et octobre 2023. Leurs conclusions ont été publiées aujourd'hui dans le Journal of the American Medical Association . Les résultats :
La fréquence de consommation de cannabis a augmenté modestement au cours des cinq années qui ont suivi la légalisation, tandis que la consommation abusive de cannabis a diminué modestement.
Pendant la pandémie de COVID-19, la consommation d'alcool , de cannabis et de substances illicites a connu une forte hausse dans la plupart des pays. Les chercheurs ont constaté qu'après le début de la pandémie, l'abus de cannabis (ou trouble lié à la consommation de cannabis) a fortement diminué et n'a pas encore retrouvé ses niveaux antérieurs. La baisse la plus significative a été observée chez les personnes qui en consommaient fréquemment avant la légalisation.
Globalement, durant la période d'étude, les personnes qui consommaient fréquemment du cannabis avant la légalisation ont eu tendance à réduire leur consommation, tandis que celles qui n'en avaient jamais consommé auparavant étaient plus susceptibles d'augmenter leur consommation. L'abus de cannabis a diminué dans tous les groupes qui consommaient déjà du cannabis avant la légalisation. Les chercheurs ont observé une augmentation de l'abus de cannabis chez les personnes qui s'étaient abstenues auparavant, un résultat attendu compte tenu de leur absence de consommation initiale.
D'autres analyses ont identifié des changements significatifs dans les types de produits à base de cannabis privilégiés par les consommateurs actifs au fil du temps, avec une baisse de la consommation de fleurs séchées, de concentrés, d'huile de cannabis, de teintures, de pommades topiques et de haschisch. En revanche, la consommation de produits comestibles, de liquides et de cartouches d'huile de cannabis ou de vapoteuses jetables a augmenté. L'abandon des combustibles est une évolution positive qui pourrait réduire le risque de développer des problèmes de santé pulmonaire.
Ces résultats suggèrent que la légalisation du cannabis pourrait ne pas entraîner les effets néfastes sur la santé redoutés par ses détracteurs. Au contraire, elle pourrait favoriser des habitudes de consommation plus sûres et minimiser les dommages globaux.
L'expérience canadienne n'a pas entraîné de crise de santé publique. La consommation abusive a diminué, des produits plus sûrs ont été acceptés et la situation est restée stable. Alors que les États américains continuent d'envisager la légalisation, la conclusion est claire : la question n'est pas de savoir s'il faut légaliser, mais plutôt comment le faire intelligemment.














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