Amendes salées aux artistes: une ville bannit les paroles de chansons misogynes de ses scènes
en raison des taux élevés de violence structurelle contre les femmes, a déclaré Patricia Ulate, chef de la commission municipale sur les femmes, les familles et l'égalité des sexes, selon The Guardian. Toute action qui contribue à éradiquer ces circonstances compte.»
Amendes salées aux artistes: une ville bannit les paroles de chansons misogynes de ses scènes
AFP
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AGENCE QMI
Mardi, 1 août 2023 06:07
MISE À JOUR Mardi, 1 août 2023 06:07
Les artistes risqueront des amendes salées pouvant monter jusqu’à l’équivalent de près de 95 000$ s’ils prévoient présenter des chansons aux paroles misogynes dans la ville de Chihuahua, au Mexique, qui a banni les propos encourageant la violence envers les femmes.
«Chihuahua est l'une des cinq municipalités de l'État avec une alerte au genre, déclarée en raison des taux élevés de violence structurelle contre les femmes, a déclaré Patricia Ulate, chef de la commission municipale sur les femmes, les familles et l'égalité des sexes, selon The Guardian. Toute action qui contribue à éradiquer ces circonstances compte.»
La musique en direct qui objectifie ou sexualise la femme sera ainsi passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 1,2 million de pesos – l’équivalent de près de 95 000 $ canadiens – dans la ville de Chihuahua, au Mexique, située près de la frontière avec les États-Unis.
Le maire de la ville, Marco Bonilla, a dénoncé de son côté une véritable «pandémie» alors que 7 appels sur 10 à la police seraient reliés à la violence conjugale, a indiqué le média britannique.
L’argent prélevé par l’amende salée sera remis à des programmes municipaux pour les femmes ainsi que des refuges pour victimes de violence conjugale, aurait-il précisé.
Le mois précédent, le président mexicain, Andrés Manuel López Obrador, avait de son côté réitéré le droit des artistes de «chanter ce qu’ils veulent», en dénonçant cependant ceux qui glorifient la drogue et la violence, selon The Guardian.
Cette mesure ne ferait cependant pas l’unanimité, car elle aurait été qualifiée de «inutile et rétrograde» par le membre du Congrès de l'État de Chihuahua Francisco Sánchez, qui aurait dénoncé «la menace à la liberté» et à la «manifestation d’idées».














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