Vive la Prohibition !

« L'aspect médical ou la promotion de la santé et du bien-être n'ont rien à voir avec la justice pénale. »

"Mais la lutte antidrogue sert aussi les intérêts de l'État, lequel, sous
prétexte de sauver les gens d'un péril incommensurable, revendique pour
lui-même des pouvoirs de répression et de contrôle beaucoup plus grands".

« On ne fait pas d'études sur les humains parce qu'elles ne produiraient pas
les résultats dont les gouvernements et les policiers ont besoin pour maintenir l'interdiction. »

Et pour permettre à un policier vindicatif de réaliser son rêve :

- faire du chiffre et obtenir de l'avancement, un des nombreux bienfaits des cannabis, avec le racisme systémique.
Rappelons que chaque arrestation pour consommation et possession
est comptabilisé comme étant un crime (sans victime) résolu !

- vivre dans un univers état policier céleste tranquille et ordonné.
Qui protège ses rispou !

- le pays risque de perdre le droit à son âme
qui lui est conféré par la Constitution". (Traduction libre)

Citations de Coluche sur la « police » :
« La police, c'est un refuge pour les alcooliques qu'on n'a pas voulu à la SNCF et aux PTT. »

« Quand vous voyez un flic dans la rue, c'est qu'y a pas de danger.
S'il y avait du danger, le flic serait pas là. »

Rappelons que les périls incommensurables, acceptables/évitables, sont causés par
l'alcool et le tabac cancérigènes, addictifs aux nombreuses morts journalières
ainsi que les hospitalisations et visites aux urgences.

Qui sont toujours disponibles à bas prix sur le marché illicite organisé
même si elles sont légales comme l'alcool et le tabac cancérigènes mortels.

Le cannabis non mortel aux multiples bienfaits et usages millénaires,
fait parti des bienfaits, et non des périls, incommensurables !;O)

https://www.circ-asso.net/la-montee-alarmante-du-narcotrafic-et-de-la-co...
LA MONTÉE ALARMANTE DU NARCOTRAFIC ET DE LA CORRUPTION EN FRANCE

La seule raison pour laquelle les drogues
financent les organisations criminelles et grands mouvements terroristes du monde,
c'est la prohibition !

La prohibition finance les organisations criminelles et terroristes !

Qu'est-ce que les gouvernements ne comprennent pas
au sujet de cette vérité économique toute simple même en 2024 ?

https://www.blocpot.qc.ca/fr/forum/7032

Il y a 22 ans !
La seule raison pour laquelle les drogues
financent les organisations criminelles et grands mouvements terroristes du monde,
c'est la prohibition !

Qu'est-ce que le gouvernement ne comprend pas
au sujet de cette vérité économique toute simple?

M. Eugene Oscapella (directeur, Fondation canadienne pour une politique sur les drogues)
Témoignage: Comité spécial du Sénat sur les drogues illicites (Canada, 2002)

https://www.liberation.fr/france/2018/03/06/stups-trois-tonnes-qui-plomb...

Enquête
Stups : trois tonnes qui plombent la défense du commissaire Thierry
L'affaire François Thierry, les dessous d’un trafic d’Etatdossier

Selon plusieurs sources, la marchandise a été importée du Maroc grâce au principal informateur de François Thierry, Sofiane Hambli, également considéré comme l’un des plus gros trafiquants européens.
Afin de lui permettre d'infiltrer "une organisation rivale" !

Sur plus de 3 tonnes de cannabis importées à cette occasion sous l’égide de la police française, seuls 210 kg seront saisis "quatre mois plus tard" par les douanes. Même pas un dixième de la quantité totale.

Ce sont probablement des rats humains qui ont mangé le reste des 3 tonnes saisies. Zappiste !;O))
Ils donnent le tonnage mais pas la valeur du cannabis disparu !?

Enquête
Stups : trois tonnes qui plombent la défense du commissaire Thierry
L'affaire François Thierry, les dessous d’un trafic d’Etatdossier

Après l’affaire des sept tonnes de cannabis saisies à Paris en 2015, la disparition d’une autre cargaison et le témoignage d’un chef régional de la PJ laissent penser que l’ex-chef des Stups a menti.

(Illustration Sandrine Martin)
par Emmanuel Fansten
publié le 6 mars 2018 à 19h56

Trois tonnes et un mensonge. Saisis de l’enquête ouverte en octobre 2015 à la suite de la découverte de plus de 7 tonnes de cannabis en plein Paris, les juges d’instruction s’intéressent à une autre livraison suspecte effectuée quelques mois plus tôt, en février 2015. Au cours de cette opération pilotée par l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis), au moins 3 tonnes de résine de cannabis se sont volatilisées dans la nature. Selon de nouveaux éléments de l’enquête que révèle Libération, l’ancien patron des Stups, François Thierry, aurait menti aux magistrats au sujet de cette importation massive de drogue. La récente audition du chef de la PJ de Rouen fragilise un peu plus la défense du commissaire, déjà mis en examen dans ce dossier pour «complicité de trafic de stupéfiants». Et suscite de nouvelles interrogations sur l’ampleur de ce trafic d’Etat.

A lire aussi Un infiltré de plus en plus embarrassant

Tout démarre le 7 février 2015 sur le port espagnol d'Adra, petite station balnéaire dans la province andalouse d'Almeria. Ce soir-là, peu avant minuit, un bateau de pêche enregistré au Maroc, le Zaidi 3, s'amarre dans la partie la plus isolée du port, près du mur qui sépare la zone des pontons de celle réservée à la circulation des véhicules. Huit membres de l'équipage sautent sur le quai, aussitôt rejoints par une quinzaine de personnes qui s'affairent autour de la coque blanche et bleue. En à peine une demi-heure, 110 ballots de résine de cannabis sont déchargés du bateau avant d'être empilés dans un camion. Au total, plus de 3,3 tonnes de cannabis sont transbordées cette nuit-là sur le port d'Adra.

Stratégie «Myrmidon»
En planque depuis le début de la soirée, cinq policiers espagnols observent discrètement la scène sans intervenir. A la demande de l'Office des stups, ils ont eu pour ordre de surveiller le déchargement puis d'escorter le camion jusqu'à la frontière, où des policiers français doivent prendre le relais. Dans le jargon, on parle de livraison surveillée, technique qui consiste à laisser passer la drogue pour piéger les trafiquants et démanteler les réseaux de revendeurs à l'arrivée. La marchandise va ainsi remonter jusqu'à un entrepôt situé au Grand-Quevilly, dans la région de Rouen, sous le contrôle étroit de l'Office des stups. Dans sa demande officielle de livraison surveillée adressée le 11 décembre 2014 à son homologue espagnol, François Thierry évoque l'action de «différents groupes de trafiquants résidant dans les régions de Montpellier et Bordeaux» et livre des détails sur le dispositif en cours : «Les clients français font l'objet d'enquêtes judiciaires en France, et cette phase cruciale permettra de procéder à des arrestations et au démantèlement de plusieurs organisations.»

En réalité, le bilan s’avérera bien plus maigre que prévu. Sur plus de 3 tonnes de cannabis importées à cette occasion sous l’égide de la police française, seuls 210 kg seront saisis quatre mois plus tard par les douanes. Même pas un dixième de la quantité totale.

Interrogé en août 2017 sur cette étrange disparition, François Thierry a juré avoir fait le nécessaire en informant les autorités locales. «Il a été annoncé de manière certaine à la PJ de Rouen et au parquet de Rouen l'arrivée d'une quantité importante de cannabis ainsi que l'adresse de l'entrepôt et il leur appartenait d'y donner les suites classiques», a-t-il affirmé face aux juges. Une explication cohérente avec la stratégie mise en place par l'ex-patron des Stups à partir de 2010, baptisée «Myrmidon» : pas d'enquête préalable aux livraisons surveillées, mais des procédures judiciaires ouvertes sur les lieux de destination de la drogue grâce aux renseignements fournis par l'Office des stups. «On a passé la main à la PJ locale, a martelé François Thierry. Je ne peux pas être comptable de ce qu'ont fait ou n'ont pas fait les services destinataires des informations qu'on leur donne.»

Problème : contrairement à ce qu'affirme le commissaire des stups, aucune information n'a été communiquée à Rouen en février 2015. Interrogé le 14 septembre 2017 par l'IGPN, la police des polices, le patron de la PJ de Rouen, Jérôme Martin, a démenti formellement avoir été destinataire du moindre renseignement. «Je ne sais absolument rien de cette opération, a-t-il assuré aux "bœuf-carottes". A cette date, nous n'avons aucune information, ni moi ni aucun de mes collaborateurs, sur une arrivée de produits stupéfiants dans la région rouennaise.» Avant de préciser : «Il est évident que sur une quantité de stupéfiants aussi importante, le parquet aurait été immédiatement avisé et une grosse partie du service mobilisé pour des surveillances continues.» Egalement entendu par l'IGPN, le commissaire des stups Stéphane Lapeyre, présenté par François Thierry comme le référent de l'opération rouennaise, a confessé n'en savoir «pas grand-chose». «Je n'ai pas suivi, s'est-il excusé. A cette période, je faisais souvent des allers-retours dans le Sud-Ouest car mon père était malade.»

Où sont passées les 3,3 tonnes importées sous la protection de l’Office des stups ? A qui cette drogue était-elle destinée ? Et quel bénéfice l’Office des stups en a-t-il tiré ? Selon plusieurs sources, la marchandise a été importée du Maroc grâce au principal informateur de François Thierry, Sofiane Hambli, également considéré comme l’un des plus gros trafiquants européens.

Des juges «pas informés»
Selon les explications fournies à la justice par François Thierry, cette importation avait d'abord pour objectif de crédibiliser Sofiane Hambli en tant que logisticien afin de lui permettre d'infiltrer une organisation rivale. Baptisée «Janissaire», l'opération ultrasecrète, présentée comme «inédite en Europe», visait à mettre en œuvre «une logistique complète d'importation de stupéfiants pour éradiquer plusieurs réseaux d'acheminement». Sauf qu'aucun réseau n'a été démantelé et que la mystérieuse opération continue d'intriguer les magistrats. «Nous n'avons été informés d'aucun transport de stupéfiants, leur avait déjà expliqué le juge lyonnais sollicité pour border juridiquement l'opération Janissaire. Nous n'aurions jamais accepté la livraison d'une seule tonne de cannabis sous couvert de l'opération d'infiltration.»

En clair, ni les magistrats ni les services de police concernés par l'importation n'en ont été informés. Et trois ans plus tard, personne ne semble savoir où sont passées les 3 tonnes de cannabis disparues. Lors du dernier interrogatoire de Sofiane Hambli, en novembre 2017, les juges lui ont à nouveau posé la question. «Comment expliquez-vous que seulement 10 % - pour faire une estimation à la louche - de la drogue entrée en France en février 2015 a été saisie quatre mois plus tard? Qui a pu profiter de cette importation et de cette drogue entrée en France en toute impunité ?» «Je ne suis pas comptable de cela, a répliqué l'indic. Je n'ai fait que donner une information.» Une confrontation doit avoir lieu dans les prochaines semaines.

Illustration Sandrine Martin

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